Paludisme

Le paludisme est dû à un parasite, le Plasmodium, transmis par les moustiques qui en sont porteurs. Chez l’être humain, ces parasites se multiplient dans le foie puis s’attaquent aux globules rouges.

Le paludisme se manifeste par de la fièvre, des maux de tête et des vomissements. Ces symptômes apparaissent dix à quinze jours après la piqûre de moustique. En l’absence de traitement, le paludisme peut entraîner rapidement le décès par les troubles circulatoires qu’il provoque. Dans de nombreuses régions du monde, les parasites sont devenus résistants à plusieurs médicaments antipaludéens.

Les principales mesures de lutte contre le paludisme prévoient un traitement rapide et efficace par des associations médicamenteuses comportant de l’artémisinine, l’utilisation de moustiquaires imprégnées d’insecticide et la pulvérisation d’insecticide longue durée à l’intérieur des habitations pour lutter contre les moustiques vecteurs.

En 2010, le paludisme a été à l’origine de 660 000 décès (avec une marge d’incertitude comprise entre 490 000 et 836 000), pour la plupart parmi les enfants africains de moins de 5 ans et les femmes enceintes.

Le paludisme est une maladie évitable dont on guérit.

Le renforcement des mesures de lutte et de prévention permet de réduire de façon spectaculaire la charge palustre dans certains endroits.

Les voyageurs non immunisés sont très vulnérables à la maladie lorsqu’ils sont infectés.

Selon les dernières estimations :

-en 2010, 219 millions de cas de paludisme (avec une marge d’incertitude comprise entre 154 millions et 289 millions) qui ont causé 660 000 décès (avec une marge d’incertitude comprise entre 490 000 et 836 000), soit une diminution de la mortalité de 25% au niveau mondial par rapport à 2000 et de 33% dans la Région africaine de l’OMS.

La plupart des décès surviennent chez des enfants vivant en Afrique, où chaque minute un enfant meurt du paludisme.

D’après les estimations de la charge de la maladie au niveau des pays dont on dispose pour 2010, 80% des cas surviennent dans 17 pays. À eux seuls, le Nigéria et la République Démocratique du Congo totalisent plus de 40% du nombre total estimatif de décès par paludisme dans le monde.

Pourquoi est-il important pour les entreprises d’investir dans la lutte contre le paludisme ?

 Le paludisme est l’une des premières causes d’absentéisme (directe ou indirecte) dans les entreprises et constitue un véritable frein au développement économique des pays concernés.

Les crises liées au paludisme ont un impact direct sur l’entreprise, l’économie et les communautés locales. En effet, la maladie entraine une hausse de l’absentéisme et une augmentation des dépenses de santé ainsi qu’une des pertes de revenus pour les employés et leurs familles.

Ce scénario n’est pas une fatalité. Il existe des expériences, bien documentées par RBM, illustrant la manière dont les entreprises peuvent investir efficacement dans la lutte contre le paludisme, en obtenant un retour sur investissement à court terme, à travers la réduction du nombre de cas de paludisme et la baisse de l’absentéisme.

!!!!!!!!!!!!!!! Illustration à partir de deux exemples (Bénin et République Démocratique du Congo).!!!!!!!!!!!!

Au Bénin, la Coalition Béninoise des Entreprises contre le sida, la tuberculose et le paludisme (CEBACSTP) organise avec les entreprises une opération de distribution de 100.000 moustiquaires, accompagnée d’actions de sensibilisation, qui bénéficiera à 50.000 employés et 200.000 ayant droits (familles et communautés environnantes).

Ce partenariat public-privé est financé par la coopération américaine (USAID) dans le cadre du programme ARM3 (Accelerating the Reduction of Malaria Mobidity and Mortality).

Il fait suite à la formation initiale de 15 entreprises et à l’atelier d’élaboration de projets organisée fin 2011 à Cotonou par la CEBAC, SEE et Sanofi, en partenariat avec le Programme National de lutte contre le Paludisme (PNLP/Ministère de la Santé).

Entreprises participantes : SCB-Lafarge, Bolloré, Accor.

En République Démocratique du Congo (RDC), le Comité Inter-Entreprises de Lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme (CIELS) en partenariat avec Santé En Entreprise (SEE), a réalisé en 2011 une enquête par questionnaire auprès de 32 entreprises.

Sur la base de cet état des lieux, une formation de managers des 32 entreprises a été organisée en Mai 2011 avec le soutien du Programme National de lutte contre le Paludisme (PNLP/Ministère de la Santé), SEE et Sanofi.

La formation a permis aux entreprises d’acquérir les connaissances et les outils pour monter des plans d’actions de lutte contre le paludisme, dont la mise en oeuvre bénéficiera à terme à 100.000 employés et 500.000 ayant droits.

Entreprises participantes : CFAO-RDC, Heineken, Lafarge, Perenco, Total-RDC

Sources OMS, Roll back malaria

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